Preloader

Bruxelles durcit le ton, la Chine réagit

La volonté de l’Union européenne de renforcer la “préférence européenne” dans l’industrie commence déjà à provoquer des réactions à l’international. La Chine a vivement critiqué les projets de Bruxelles visant à favoriser la production locale, estimant qu’ils pourraient remettre en cause les règles du libre-échange et limiter l’accès des entreprises étrangères au marché européen.

Ce changement de cap stratégique marque une nouvelle étape pour l’UE, qui souhaite soutenir davantage son industrie, notamment dans le secteur automobile. Mais cette orientation ne fait pas les affaires de Pékin. La Chambre de commerce chinoise auprès de l’Union européenne a dénoncé des mesures susceptibles de modifier en profondeur les conditions d’accès au marché européen, évoquant notamment des exigences de contenu “Made in Europe”, des obligations de transfert de technologie et un contrôle renforcé des investissements étrangers.

Selon les représentants chinois, ces initiatives pourraient orienter l’économie européenne vers un modèle plus protectionniste, voire excluant, et nuire à son image de marché ouvert.

De son côté, Bruxelles assume sa position et rappelle que la Chine impose déjà des règles strictes aux entreprises étrangères. Le vice-président de la Commission européenne, Stéphane Séjourné, a récemment souligné que les sociétés européennes doivent en Chine s’associer à un partenaire local, limiter leur participation et partager leur technologie — des conditions jugées plus contraignantes que celles envisagées en Europe.